Au milieu des terreurs superstitieuses suscitées par le passage à l'An Mil, un certain nombre de seigneurs, pour garantir le salut de leur âme à la veille de ce que beaucoup annonçaient comme la fin du monde, firent le vœu d'édifier monastère, églises ou chapelles expiatoires.
C'est dans ce contexte, une fois la date fatidique passée, que deux seigneurs de Brem-sur-Mer se firent attribuer des terres à l'île d'Yeu afin de concrétiser le vœu qu'ils avaient fait d'y implanter un monastère et d'y amener des moines. Les seigneurs de la Garnache, en Vendée, maîtres alors de l'île leur concédèrent des terrains situés à proximité de Ker Chalon vers le marais de La Guerche ainsi que le droit de toucher la dîme des biens religieux ainsi édifiés.
Les deux frères, Herbert et Bérenger de la Maurière, firent bâtir un couvent dédié à Saint-Étienne, puis ils procédèrent à la réfection d'une chapelle datant du VIème siècle qui devint l'église de Saint-Sauveur enfin ils firent édifier plusieurs chapelles, dont une dédiée à Saint-Marie ainsi que l'atteste une charte qui date de l'année 1040, sans doute celle qui domine le port de la Meule dont l'existence est attestée par les textes dès le XVème siècle
La chapelle de La Meule connut de nombreuses vicissitudes au cours du temps. Elle fut officiellement dénommée Notre-Dame-De-Bonne-Nouvelle en 1712 par un évangéliste, le père Louis de Montfort et a toujours été l'objet d'une grande vénération de la part des islais.
Elle vient de ré-ouvrir après d'importants travaux de rénovation : restauration des vitraux, réfection à l'ancienne de la charpente et de la toiture, reprise des façades.[1]
La tradition de la messe pascale à la chapelle de La Meule en ...1948 [2]:


Parce que l'île d'Yeu n'est pas seulement une carte postale estivale,
parce que l'île d'Yeu n'est pas seulement la destination d'une journée de vacances, le bateau garantissant la dose d'exotisme nécessaire,
parce que l'île d'Yeu n'est pas seulement le sujet facile de reportages pour magazines branchés,
l'ambition de ces pages est d'offrir un autre regard sur cette terre qui épouse l'océan avec passion.
"Une île
Voici qu'une île est en partance
Et qui sommeillait en nos yeux
Depuis les portes de l'enfance..."
Jacques Brel (1962)
mercredi, juillet 13 2011
Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle
Dernière mise à jour : mercredi 13 juillet 2011Par Anthom le mercredi, juillet 13 2011 - Promenades
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dimanche, juin 27 2010
Lumière dans le marais
Dernière mise à jour : dimanche 27 juin 2010Par Anthom le dimanche, juin 27 2010 - Atmosphères
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Autre regard sur le Marais salé:

lundi, juin 21 2010
Marais salé
Dernière mise à jour : lundi 21 juin 2010Par Anthom le lundi, juin 21 2010 - Atmosphères
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Au détour du chemin des Pentecôtes...
mardi, juin 15 2010
Gourmandises islaises
Dernière mise à jour : jeudi 17 juin 2010Par Anthom le mardi, juin 15 2010 - Découverte
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Les traditions culinaires sont relativement peu nombreuses sur l'île ( Où il est question de cuisine), mais il y a les incontournables, d'autre part, la qualité des produits qu'on trouve sur les étals permet certaines recettes savoureuses.
vendredi, juin 11 2010
Le parcellaire agricole
Dernière mise à jour : jeudi 17 juin 2010Par Anthom le vendredi, juin 11 2010 - Découverte
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Sur les cartes de l'île, entre la Bergerie et le Vieux Château, on trouve la mention "parcellaire agricole", espace de terre délimité par des murets de pierres sèches, réservé autrefois aux cultures maraîchères...
mercredi, juin 9 2010
La Bergerie
Dernière mise à jour : samedi 12 juin 2010Par Anthom le mercredi, juin 9 2010 - Découverte
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Élevée en 1880, cette bergerie modèle, hélas, ne dura guère. Elle témoigne de la période florissante de l'élevage sur l'île: en 1873, on dénombre entre 2000 et 3000 têtes d'ovins, quelques 500 vins et autant de chevaux amenés de la région d'Auray, de petite taille mais particulièrement robustes, près de 600 porcs.
Ce cheptel est constamment affecté par les épizooties et par des conditions sanitaires déplorables. Par ailleurs le fourrage est peu abondant.
Au début du XX° siècle, les islais abandonneront l'élevage pour se tourner vers la pêche et la conserverie, alors nettement plus rentables.
lundi, février 15 2010
L'île en hiver
Dernière mise à jour : vendredi 11 juin 2010Par Anthom le lundi, février 15 2010 - Atmosphères
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En janvier, l'île somnole...
mercredi, octobre 28 2009
Sérénité
Dernière mise à jour : mercredi 28 octobre 2009Par Anthom le mercredi, octobre 28 2009 - Atmosphères
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Elle est arrivée au port d'embarquement, au petit matin, dans une aube grise et froide d'octobre. Dans le bateau elle a somnolé, un peu assommée par les kilomètres avalés depuis la veille. Elle est assise à sa place, toujours la même, a calé le sac entre ses jambes, elle a fermé les yeux. Les a rouverts une dizaine de minutes avant l'arrivée, a tendu le cou pour apercevoir, à travers les vitres, la fine bande noire qui ferme l'horizon. Une fois le bateau quitté, elle s'arrête au milieu des rares voyageurs qui se hâtent, elle embrasse du regard le port qui s'éveille à la vie, doucement - on aperçoit déjà les bancs du marché, encore vides, un semblant d'animation vers le boulanger-. C'est l'odeur qui s'impose d'abord, acide et fraîche avec une pointe d'amertume, une odeur verte qui monte de l'eau et des algues, ensuite c'est la blancheur qui fait cligner les paupières fatiguées.
Le monde autour est aboli, elle est là et c'est bien...
Plus tard, une fois que la maison-lumière sera ouverte, les valises défaites, le linge rangé, elle ira au bout du chemin ombragé qui sent les pierres chauffées, elle descendra vers la dune blonde jusqu'à la frange écumeuse déposée par la vague sur la laisse. Les pieds nus, elle sentira la fraîcheur incroyablement douce du sable à peine rosé par l'humidité qui s'attarde.
Une mouette s'envole au ras de la vague qui frémit.
Dans le silence de la plage abandonnée au vent d'automne que vient juste troubler le frissonnement du ressac, elle ferme les yeux.
Elle est là et c'est bien.

mardi, octobre 20 2009
Portes
Dernière mise à jour : mardi 20 octobre 2009Par Anthom le mardi, octobre 20 2009 - Promenades
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Closes sur la pénombre de l'intimité , intercalées entre la touffeur de l'été et la fraîcheur du couloir, entr'ouvertes sur un patio rafraîchissant ou refermées pour le sommeil hivernal, elles ponctuent la promenade de leur bois éraflé, de leur éclat bleu...tous les bleus déclinés entre pierre grise ombrée de lichen et blancheur du crépi.
Celle-ci est un fantôme de porte...

lundi, octobre 19 2009
Le cabanon qui penche
Dernière mise à jour : lundi 19 octobre 2009Par Anthom le lundi, octobre 19 2009 - Atmosphères
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dimanche, octobre 18 2009
Les Sables Rouis
Dernière mise à jour : dimanche 18 octobre 2009Par Anthom le dimanche, octobre 18 2009 - Atmosphères
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vendredi, octobre 16 2009
La maison au puits
Dernière mise à jour : vendredi 16 octobre 2009Par Anthom le vendredi, octobre 16 2009 - Atmosphères
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Pour parler de poisson... en patois islais
Dernière mise à jour : jeudi 17 juin 2010Par Anthom le vendredi, octobre 16 2009 - Découverte
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- Abra: araignée de mer mâle à longues pattes
- Alousia: petit poisson

- balleresse: crabe étrille
- barbarin: rouget barbet
- barou: tacaud
- bécassine: orphie (anguille de mer)

- canaron: rouget grondin
- chanc: crabe (tourteau, crabe dormeur)
- charcoit: chair du crabe
- chimorlet': petit maquereau
- conque: congre
- cotriade: soupe de poisson cuite avec beaucoup d'oignons

- gaboria: anchois

- iambe: bernique
- jarmon: thon blanc, germon
- langoute: homard
- liu: lieu jaune ou noir
- loubine: bar, flétan

- mâcre: pousse-pied
- madrouna: requin-taupe
- mange-goémon: dorade grise
- marache: baudroie (lotte)
- meuil: mulet (poisson)
- morgate: seiche

- (le) noir: homard

- patagos: mactre, vénus
- peutonc': pétoncle
- pia-bu: requin peau-bleue
- piase: carrelet, plie

- (le) rouge: langouste

- veille: vieille (poisson)
mercredi, octobre 14 2009
Où il est question de cuisine
Dernière mise à jour : vendredi 16 octobre 2009Par Anthom le mercredi, octobre 14 2009 - Découverte
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Compte tenu de ses particularités géographiques et de son histoire, l'île d'Yeu n'a pas de tradition culinaire très riche. L'agriculture y a toujours été réduite, l'essentiel du fonds alimentaire provient de la pêche, de la chasse également en saison, les islais sont presque tous chasseurs et, en automne, on entend les fusils chaque jour en fin d'après midi, dès les hommes ont "débauché". Jusqu'à un passé peu éloigné, les produits arrivaient de façon aléatoire du continent, et même si, aujourd'hui l'approvisionnement n'est plus du tout un problème, le transport augmente de façon sensible le coût des denrées.
La cuisine islaise s'est développée à partir de trois influences:
- - Celle du commerce important pratiqué entre l'île et Bordeaux du début du XVIIème siècle jusqu'à la fin du XVIIIème, qui introduisit le pruneau dans l'île. On le retrouve dans plusieurs préparations culinaires salées ou sucrées; ce sont les marins également qui ont amené les produits exotiques tels que la cannelle et surtout le rhum. Les relations privilégiées entre Yeu et les îles françaises lointaines expliquent l'intérêt pour les saveurs antillaises ou martiniquaises.
On retrouve l'usage du pruneau dans la fabrication du rôti de thon, du boudin blanc aux pruneaux et surtout de la tarte de noces aux pruneaux.
- - Celle de la Bretagne, à travers le ragoût de morgates (seiche), la soupe de poissons qu'on appelle ici, comme en Bretagne, la cotriade. Il s'agit d'un pot au feu confectionné avec la "godille": poissons ramenés par chaque pêcheur à la fin d'une marée. Les poissons sont cuits en vrac, espèces mélangées, avec quelques pommes de terre. Par ailleurs certaines pâtisseries rappellent les gâteaux bretons.
- - Celle du marais vendéen, tout proche se fait sentir dans la pâtisserie: les foutimassons, confectionnés au moment du Mardi-Gras (comparables aux "merveilles"), le fion (sorte de tarte au flanc), confectionné pour Pâques, le betchet, biscuit de marin au beurre, mais sans œufs, la mérice, sorte de brioche épaisse en forme de pain.
La tradition du fumage du thon n'est pas ancienne, le thon fumé a été "inventé" dans les années 50 par un charcutier, installé à Port-Joinville en 1948, Eugène Ravalais. C'est également lui qui fixa la recette du pâté de thon, habituellement confectionné dans les familles mais se transmettant seulement de façon orale.
Le séchage du poisson, quant à lui, correspond à une tradition beaucoup plus ancienne datant du XVIIIème siècle. Les poissons étaient mis à sécher au sommet d'un mât planté dans le jardin: le "vgniou". Il en reste encore quelques uns aujourd'hui.
Le thon est souvent consommé cru, en salade, après avoir mariné dans le gros sel pendant toute une nuit.
jeudi, juillet 23 2009
Aux Sabias
Dernière mise à jour : vendredi 16 octobre 2009Par Anthom le jeudi, juillet 23 2009 - Atmosphères
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lundi, juillet 20 2009
Hirondelles
Dernière mise à jour : dimanche 13 septembre 2009Par Anthom le lundi, juillet 20 2009 - Découverte
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Devenue fort rare dans nos régions urbanisées, l'hirondelle habite toujours l'île où elle trouve encore nichoir à son goût. Mais fugace et virevoltante, elle ne se laisse pas aisément photographier!
samedi, juillet 18 2009
L'herbe de la Détourne
Dernière mise à jour : dimanche 13 septembre 2009Par Anthom le samedi, juillet 18 2009 - Promenades
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la "détourne" : en patois islais on désigne ainsi la spiranthe, une orchidée qui fleurit en automne.
Une légende veut que celui qui marche par mégarde sur l'herbe de la détourne, semée par les malicieux "fras", ne sait plus retrouver son chemin... Par le chemin de la détourne, en été , on croise de ces fleurs simples et humbles qui jouent les vedettes le temps d'un déclic photographique.
jeudi, juillet 16 2009
La maison à la vigne
Dernière mise à jour : dimanche 13 septembre 2009Par Anthom le jeudi, juillet 16 2009 - Atmosphères
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Nichée sur le promontoire qui domine le port des Vieilles:

mardi, juillet 14 2009
Dans le marais
Dernière mise à jour : lundi 19 octobre 2009Par Anthom le mardi, juillet 14 2009
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A l'arrière de la côte Est de l'île, on trouve une aire marécageuse assez importante qui est constituée de cinq marais:
le marais de La Guerche (le nom désignait d'anciennes fortifications), le Marais Salé, le marias de La Gorelle, celui de l'Ilia et celui de La Croix. Un quart environ de ces zones humides est occupé par des roselières (La Guerche, La Croix).
Au détour des chemins des Pentecôtes et des Tchat-Tchat, on a la surprise
Promenade hors-saison
Dernière mise à jour : dimanche 13 septembre 2009Par Anthom le mardi, juillet 14 2009 - Promenades
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C'était début octobre, le chemin de la Couranne était à nouveau ouvert pour les chasseurs, le hameau de La Croix déserté, les maisons fermées en attendant le retour de l'été.
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