Flor-îl-ège

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

le port de la Meule, août 2008

Parce que l'île d'Yeu n'est pas seulement une carte postale estivale,
parce que l'île d'Yeu n'est pas seulement la destination d'une journée de vacances, le bateau garantissant la dose d'exotisme nécessaire,
parce que l'île d'Yeu n'est pas seulement le sujet facile de reportages pour magazines branchés,
l'ambition de ces pages est d'offrir un autre regard sur cette terre qui épouse l'océan avec passion.

"Une île
Voici qu'une île est en partance
Et qui sommeillait en nos yeux
Depuis les portes de l'enfance..."
Jacques Brel (1962)

Mercredi, octobre 28 2009

Sérénité

Dernière mise à jour : Mercredi 28 octobre 2009

Elle est arrivée au port d'embarquement, au petit matin, dans une aube grise et froide d'octobre. Dans le bateau elle a somnolé, un peu assommée par les kilomètres avalés depuis la veille. Elle est assise à sa place, toujours la même, a calé le sac entre ses jambes, elle a fermé les yeux. Les a rouverts une dizaine de minutes avant l'arrivée, a tendu le cou pour apercevoir, à travers les vitres, la fine bande noire qui ferme l'horizon. Une fois le bateau quitté, elle s'arrête au milieu des rares voyageurs qui se hâtent, elle embrasse du regard le port qui s'éveille à la vie, doucement - on aperçoit déjà les bancs du marché, encore vides, un semblant d'animation vers le boulanger-. C'est l'odeur qui s'impose d'abord, acide et fraîche avec une pointe d'amertume, une odeur verte qui monte de l'eau et des algues, ensuite c'est la blancheur qui fait cligner les paupières fatiguées.



Le monde autour est aboli, elle est là et c'est bien...

Plus tard, une fois que la maison-lumière sera ouverte, les valises défaites, le linge rangé, elle ira au bout du chemin ombragé qui sent les pierres chauffées, elle descendra vers la dune blonde jusqu'à la frange écumeuse déposée par la vague sur la laisse. Les pieds nus, elle sentira la fraîcheur incroyablement douce du sable à peine rosé par l'humidité qui s'attarde.

Une mouette s'envole au ras de la vague qui frémit.

Dans le silence de la plage abandonnée au vent d'automne que vient juste troubler le frissonnement du ressac, elle ferme les yeux.

Elle est là et c'est bien.

l'envol de la mouette




Mardi, octobre 20 2009

Portes

Dernière mise à jour : Mardi 20 octobre 2009

Closes sur la pénombre de l'intimité , intercalées entre la touffeur de l'été et la fraîcheur du couloir, entr'ouvertes sur un patio rafraîchissant ou refermées pour le sommeil hivernal, elles ponctuent la promenade de leur bois éraflé, de leur éclat bleu...tous les bleus déclinés entre pierre grise ombrée de lichen et blancheur du crépi.
Celle-ci est un fantôme de porte...

PA135419.jpg

Lundi, octobre 19 2009

Le cabanon qui penche

Dernière mise à jour : Lundi 19 octobre 2009

le cabanon qui penche

Dimanche, octobre 18 2009

Les Sables Rouis

Dernière mise à jour : Dimanche 18 octobre 2009

Les sables rouis

Vendredi, octobre 16 2009

La maison au puits

Dernière mise à jour : Vendredi 16 octobre 2009

la maison au puits

Pour parler de poisson... en patois islais

Dernière mise à jour : Vendredi 16 octobre 2009

A.jpg


  • Abra: araignée de mer mâle à longues pattes
  • Alousia: petit poisson


B.jpg

  • balleresse: crabe étrille
  • barbarin: rouget barbet
  • barou: tacaud
  • bécassine: orphie (anguille de mer)

C.jpg

  • canaron: rouget grondin
  • chanc: crabe (tourteau, crabe dormeur)
  • charcoit: chair du crabe
  • chimorlet': petit maquereau
  • conque: congre
  • cotriade: soupe de poisson cuite avec beaucoup d'oignons

G.jpg

  • gaboria: anchois


J.jpg


  • iambe: bernique
  • jarmon: thon blanc, germon

  • langoute: homard
  • liu: lieu jaune ou noir
  • loubine: bar, flétan

M.jpg


  • mâcre: pousse-pied
  • madrouna: requin-taupe
  • mange-goémon: dorade grise
  • marache: baudroie (lotte)
  • meuil: mulet (poisson)
  • morgate: seiche

N.jpg

  • (le) noir: homard

P.jpg


  • patagos: mactre, vénus
  • peutonc': pétoncle
  • pia-bu: requin peau-bleue
  • piase: plie

R.jpg

  • (le) rouge: langouste

V.jpg

  • veille: vieille (poisson)

Mercredi, octobre 14 2009

Où il est question de cuisine

Dernière mise à jour : Vendredi 16 octobre 2009

Compte tenu de ses particularités géographiques et de son histoire, l'île d'Yeu n'a pas de tradition culinaire très riche. L'agriculture y a toujours été réduite, l'essentiel du fonds alimentaire provient de la pêche, de la chasse également en saison, les islais sont presque tous chasseurs et, en automne, on entend les fusils chaque jour en fin d'après midi, dès les hommes ont "débauché". Jusqu'à un passé peu éloigné, les produits arrivaient de façon aléatoire du continent, et même si, aujourd'hui l'approvisionnement n'est plus du tout un problème, le transport augmente de façon sensible le coût des denrées.
La cuisine islaise s'est développée à partir de trois influences:

  • - Celle du commerce important pratiqué entre l'île et Bordeaux du début du XVIIème siècle jusqu'à la fin du XVIIIème, qui introduisit le pruneau dans l'île. On le retrouve dans plusieurs préparations culinaires salées ou sucrées; ce sont les marins également qui ont amené les produits exotiques tels que la cannelle et surtout le rhum. Les relations privilégiées entre Yeu et les îles françaises lointaines expliquent l'intérêt pour les saveurs antillaises ou martiniquaises.

On retrouve l'usage du pruneau dans la fabrication du rôti de thon, du boudin blanc aux pruneaux et surtout de la tarte de noces aux pruneaux.

  • - Celle de la Bretagne, à travers le ragoût de morgates (seiche), la soupe de poissons qu'on appelle ici, comme en Bretagne, la cotriade. Il s'agit d'un pot au feu confectionné avec la "godille": poissons ramenés par chaque pêcheur à la fin d'une marée. Les poissons sont cuits en vrac, espèces mélangées, avec quelques pommes de terre. Par ailleurs certaines pâtisseries rappellent les gâteaux bretons.
  • - Celle du marais vendéen, tout proche se fait sentir dans la pâtisserie: les foutimassons, confectionnés au moment du Mardi-Gras (comparables aux "merveilles"), le fion (sorte de tarte au flanc), confectionné pour Pâques, le betchet, biscuit de marin au beurre, mais sans œufs, la mérice, sorte de brioche épaisse en forme de pain.

La tradition du fumage du thon n'est pas ancienne, le thon fumé a été "inventé" dans les années 50 par un charcutier, installé à Port-Joinville en 1948, Eugène Ravalais. C'est également lui qui fixa la recette du pâté de thon, habituellement confectionné dans les familles mais se transmettant seulement de façon orale.

le pâté de thon prêt à être stérilisé Le séchage du poisson, quant à lui, correspond à une tradition beaucoup plus ancienne datant du XVIIIème siècle. Les poissons étaient mis à sécher au sommet d'un mât planté dans le jardin: le "vgniou". Il en reste encore quelques uns aujourd'hui.

vgniou Le thon est souvent consommé cru, en salade, après avoir mariné dans le gros sel pendant toute une nuit.


Jeudi, juillet 23 2009

Aux Sabias

Dernière mise à jour : Vendredi 16 octobre 2009

maisonsabias.jpg

Lundi, juillet 20 2009

Hirondelles

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

Devenue fort rare dans nos régions urbanisées, l'hirondelle habite toujours l'île où elle trouve encore nichoir à son goût. Mais fugace et virevoltante, elle ne se laisse pas aisément photographier!

Lire la suite...

Samedi, juillet 18 2009

L'herbe de la Détourne

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

chemin de la Détourne




la "détourne" : en patois islais on désigne ainsi la spiranthe, une orchidée qui fleurit en automne.
spiranthe


Une légende veut que celui qui marche par mégarde sur l'herbe de la détourne, semée par les malicieux "fras", ne sait plus retrouver son chemin... Par le chemin de la détourne, en été , on croise de ces fleurs simples et humbles qui jouent les vedettes le temps d'un déclic photographique.

Jeudi, juillet 16 2009

La maison à la vigne

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

Nichée sur le promontoire qui domine le port des Vieilles:



maisonportvieilles.jpg

Mardi, juillet 14 2009

Dans le marais

Dernière mise à jour : Lundi 19 octobre 2009

A l'arrière de la côte Est de l'île, on trouve une aire marécageuse assez importante qui est constituée de cinq marais:
le marais de La Guerche (le nom désignait d'anciennes fortifications), le Marais Salé, le marias de La Gorelle, celui de l'Ilia et celui de La Croix. Un quart environ de ces zones humides est occupé par des roselières (La Guerche, La Croix). Au détour des chemins des Pentecôtes et des Tchat-Tchat, on a la surprise

Promenade hors-saison

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

C'était début octobre, le chemin de la Couranne était à nouveau ouvert pour les chasseurs, le hameau de La Croix déserté, les maisons fermées en attendant le retour de l'été.

Lire la suite...

Lundi, juillet 13 2009

La chapelle de La Meule

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

Notre Dame de Bonne Nouvelle date au moins du XVème siècle, certains manuscrits l'attestent dès le XIème siècle. Dominant le port de La Meule, elle était l'objet d'une vénération particulière de la part des marins. Un pèlerinage y avait lieu chaque lundi de Pâques. Aujourd'hui elle est lieu de réunion et de prière à l'occasion du 15 août. Elle a été restauré dans les années 60 et à cette occasion ont été dispersés les nombreux ex-voto qu'elle contenait.



copyright anthom

Pierres sèches

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

murpierres.jpg

La chapelle du Père de Montfort

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

Cette toute petite chapelle a été édifiée entre 1835 et 1889 à l'occasion d'une mission du Père Grignion de Montfort menée sur l'île au XVIIIème siècle.
La légende raconte qu'à l'endroit du prêche où la chapelle fut édifiée se dressait un énorme rocher que le Père mit en mouvement d'une simple pression de l'épaule.
Autrefois on venait déposer des petites chaussures dans la chapelle pour obtenir du patron des lieux qu'il fasse marcher les enfants...

Samedi, juillet 11 2009

Sur le môle

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

"Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir. "

Baudelaire, Le Spleen de Paris, 1864
mats10.jpg

Flore des chemins

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Arbustes qui longent les chemins, plantes des fossés et des marigots, fleurs écloses le long des pierres, une flore qui se réveille au printemps...

Vendredi, juillet 10 2009

Entre les branches

Dernière mise à jour : Dimanche 13 septembre 2009

Une trouée de lumière dans un jardin entr'aperçu...
troueelumiere.jpg

Jeudi, juillet 9 2009

La flore de l'île

Dernière mise à jour : Vendredi 16 octobre 2009

Les bouleversements géologiques du Quaternaire qui ont affecté l'île d'Yeu ont produit un sol qui allie principalement des gneiss, des micaschistes et des filons de quartz. Ces spécificités géologiques liées aux caractéristiques climatiques de l'île contribuent à expliquer la flore de l'île.
herbier03.jpg

Lire la suite...

- page 1 de 2