Empreintes éphémères

30 juin 2022

Escapade dans la Marne #1

Mi-juin, je suis partie à la découverte de la Marne, emmenée par des enfants du pays.

montagne_reims.jpg, juin 2022

La Montagne de Reims

6 mars 2022

Une oeuvre engagée



derry_109.png, mar. 2022
Souvenir de mon voyage en Irlande en 2015, tellement d'actualité!

4 déc. 2021

Parenthèse enchantée #5

seneujols_2.jpg, nov. 2021


Cliché pris au bord du lac du Bouchet le 21 novembre 2021

3 déc. 2021

Parenthèse enchantée #4


seneujols_0.jpg, nov. 2021


Clichés pris à Séneujols le 22/11/2021

1 déc. 2021

Parenthèse enchantée #3

bouchet_1.jpg, nov. 2021




Sur les bords du lac du Bouchet, cliché pris le 21/11/2021

30 nov. 2021

Parenthèse enchantée #2

sous_bois.jpg, nov. 2021


Balade en forêt... Cliché pris le 21/11/2021

29 nov. 2021

Parenthèse enchantée #1

lever_soleil_0.jpg, nov. 2021


Le jour se lève tout doucement à Séneujols (43)

Cliché pris le 20 novembre 2021

18 avr. 2021

En attendant demain #16






Un jour, peut-être..."J'irai revoir ma Normandie"...

6 nov. 2020

Les gens qu'on aime #2

Quelqu’un avec qui on a voyagé...

algerie.jpg, nov. 2020

En 1973 j'étais en poste dans un lycée, à l'extrême nord de la Loire.
Un nouveau principal avait pris ses fonctions cette année-là, son débonnaire prédécesseur, parti en retraite, avait fait preuve envers moi d'une grande bienveillance teintée de scepticisme face aux méthodes de travail que je mettais en œuvre et à mes idéaux pédagogiques.

Très vite s'instaura entre le nouveau-venu et moi, le matheux et la prof de français, une connivence et une complémentarité dans le travail. Nous avions constitué une petite équipe fédérée autour de projets communs et nous nous réunissions le soir dans son appartement de fonction pour d'interminables échanges. C'était un ancien "coopérant" qui avait exercé de nombreuses années en Algérie et en gardait une profonde nostalgie. L'Algérie était partout chez lui: dans les vanneries sur les meubles, dans les poteries teintées d'ocre et de rose, dans les lourdes couvertures en poil de chameau et dans l'odeur entêtante de l'encens qui brûlait en permanence.

Le projet naquit un soir de printemps: pourquoi ne pas y aller pendant les grandes vacances, atteindre avec lui le Graal qui s'était sans cesse dérobé à lui quand il habitait là-bas: rejoindre Tamanrasset, au bout de la piste qui traversait le Hoggar?
P. exerçait sur toute personne qui l'approchait un magnétisme qui entraînait une profonde détestation ou une adhésion sans faille; il était intransigeant, sec et sans empathie aucune, mais il donnait l'impression que rien n'était inatteignable et savait entretenir la flamme.
Le départ fut donc décidé, nous serions trois avec une collègue de français.
Le voyage... il était désormais au cœur de l'existence quotidienne, mot magique qui redonnait du courage les jours où la vie se faisait trop terne ou trop lourde, qui habillait de rêve l'univers trop étroit de la petite ville. Journaux, photographies, cartes...L'imagination traversait facilement la Méditerranée. On répétait, on organisait, on récapitulait...Cela donnait l'illusion de faire avancer le temps et, au fur et à mesure des rencontres que prétextaient les préparatifs, se concrétisait davantage l'idée de départ.

"Raconte... " L'attente se nourrissait de souvenirs et de mystère, toujours limitée par un "Si" superstitieux. On jouait l'inquiétude, on inventait des problèmes, chaque jour était déjà un départ. Mais lorsque nous quitterions véritablement la France cette belle insouciance nous abandonnerait, peut-être parce que alors chacun aurait conscience d'entamer son propre voyage intérieur et que seuls nous auraient été communs la préparation et le rêve.

Le voyage dura six semaines, six semaines pendant lesquelles nous ne fûmes pas trois, mais trois fois un, juxtaposés dans notre quête personnelle; je n'ai pas le souvenir de véritables échanges entre nous, aucun de nous ne se dévoila véritablement aux deux autres, mais nous étions liés par les sensations et les émotions partagées, immergés tous les trois dans ce pays qui revêtait des significations bien différentes pour chacun.

Dans le jardin d'une maison de Ghardaïa où nous avait accueillis un ami de P., au milieu de la palmeraie, les tapis avaient été étendus sur la terrasse où les torches électriques jetaient un éclairage dansant. L'ombre des arbres resserrait le jardin autour des musiciens et des convives. Le temps se décomposait en milliers de parcelles vivantes dont chacune reflétait une note de musique ou un pas de danse. La réalité se dissolvait, plus rien n'existait que les reflets mouvants de la lumière dans les feuillages, que l'ombre mystérieuse des murs de la maison. Heures légères, où le couscous servi dans le grand plat de bois poli par l'usage, le rythme lancinant des darboukas et de la flûte , le balancement de la danse tissaient un lien entre les hommes , abolissant le temps et l'espace. La nuit sembla durer toute l'éternité.

Dans le jardin silencieux P. m'avait redit la leçon du désert, celle de l'Afrique toute entière:
"Laisse de côté les problèmes personnels, tu es là pour vivre le voyage, pour sentir, pour regarder, pour découvrir..."
C'est une leçon dure à assimiler pour l'occidental que celle imposée par le temps africain, par la sagesse arabe, une sagesse qui ne doit rien à la réflexion et à la pensée, mais qui naît du rythme du soleil et de la vie. L'Afrique est une terre où toutes les valeurs connues basculent.

L'année scolaire suivant je fus affectée dans un autre établissement, je perdis de vue P. qui n'était pas homme à s'attarder sur les êtres de passage.
Mais, instigateur de ce voyage, il joua un rôle déterminant dans le parcours qui a été le mien.

2 juil. 2020

Suède 2019 #12



ferry.jpg, mai 2020


Une dernière image pour la nostalgie.
J'aime cette photo brouillée prise en attendant d'embarquer sur le ferry permettant de passer d'une île à une autre sur l'archipel du Bohuslan.
Derrière le rideau de pluie les bleus et les rouges éclatants de la côte ouest...

Suède 2019 #11



stockholm.jpg, mai 2020


J'ai achevé mon périple suédois par Stockholm dont j'ai aimé Gamla Stan, île sur laquelle est édifiée la vieille ville (Gamla en suédois). Étonnant ensemble architectural qui mêle les inspirations colorées rappelant les Pays Bas aux lignes sévères que l'on retrouve à Göteborg ou Uppsala.
Après l'éblouissement provoqué par le Bohuslan d'abord, puis la sérénité de la Dalécarlie et l'immersion dans une nature préservée, Stockholm m'a laissée plutôt indifférente mais je ne pouvais tout de même pas faire l'impasse sur la capitale!

26 juin 2020

Suède 2019 #10


sundborn_4.jpg, juin 2020


Sundborn, à côté de la ville de Falun, au sud est de la Dalécarlie, là où se trouve la maison du peintre Carl Larsson, ami de Monet, qui a séjourné aux bords de l'Oise...
les alentours de sa maison évoquent beaucoup l'atmosphère impressionniste! Il est surtout célèbre pour ses illustrations qui témoignent de la vie et des intérieurs suédois à la fin du XIXème


sundborn_6.jpg, juin 2020


sundborn_8.jpg, juin 2020


14 juin 2020

Suède 2019 # 8


siljan_1.jpg, mai 2020


Encore le lac Siljan, vers Solleron, "l'île du soleil", au nord du lac, île de pêcheurs, presqu'inhabitée, que deux routes, l'une au nord, l'autre à l'ouest, relient aux rives du lac. Les chaussées sont à fleur d'eau et je n'ai pas dû croiser une seule voiture!

13 juin 2020

Suède 2019 #7


siljan.jpg, mai 2020


Le lac Siljan, c'est le plus grand de Dalécarlie; j'ai séjourné plusieurs jours dans un B & B au sud du lac. Invariablement mon itinéraire me ramenait à proximité de ses rives, constamment différentes. Ce qui est merveilleux dans cette région, pourtant une des plus touristiques de Suède!, c'est l'absence presque totale d'aménagements au bord du lac dont les bords sont très peu accessibles aux voitures.

12 juin 2020

Suède 2019 #6


rattvik.jpg, juin 2020


Rättvik, la ville principale de Dalécarlie, au bord du lac Siljan.
J'ai aimé la légèreté de cette sculpture au centre de la fontaine, à l'entrée de la ville.
A Rättvik les maisons sont d'un brun profond...

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