Empreintes fugitives

2021 versus 2020


Sans paroles... voeux.jpg, déc. 2020


Winter is coming!



soleil_couchant.jpg, nov. 2020


Photo prise le 2 novembre...Ce soir, point de soleil à l'horizon, mais la première neige sur les pentes des monts du Forez.

J'écoute le Cantique de Jean Racine de Fauré, un de ces morceaux de musique qui font passer le frisson...

 

 

 

 

A toutes les fois où nous avons frissonné ensemble en entendant nos filles chanter dans une nef d'église!

 

 

Les gens qu'on aime #21



J'ai bien aimé ce jeu, mais il a été stressant et puis je n'ai plus d'inspiration!

Pour finir en forme de pirouette:

Quelqu'un qui aime les animaux,
mais Qui aime aussi aider autrui
est Quelqu'un de très intelligent.
Quelqu'un qui n'a peur de rien
malgré Une vie compliquée et difficile est certes
Quelqu'un à propos de qui on devrait écrire un livre.
J'en connais certainement un ou une,
c'est peut-être Quelqu'un qui est un.e voisin.e,
c'est peut-être Quelqu'un avec qui j'ai passé du temps dans un chouette endroit,
peut-être Quelqu'un à qui j'ai enseigné quelque chose;
c'est sans doute Quelqu'un qui est mort et qui me manque…
en tout cas c'est Quelqu'un dont je ne me souviens plus du nom.

Tu as une remarque à faire, Lennon?
lennon_1.jpg, nov. 2020

Tu as raison, je suis feignante!

Les gens qu'on aime #20



Quelqu’un qui avait les cheveux noirs


J'ai découvert Barbara en 1965, en même temps que Jacques Brel; Brassens, je l'écoutais depuis longtemps, mes parents possédant la plupart de ses disques.

Je connaissais ses chansons par cœur, je les chantais indéfiniment (lorsque j'étais seule car mon entourage m'a toujours dit et répété que je chantais faux, du coup je n'ai jamais osé m'inscrire à une chorale!)

Mes goûts en matière de chanson, qu'elle soit française ou étrangère n'ont jamais changé.
Je vibre toujours de la même façon aux accents de la "longue Dame brune".

Mais, ma préférée, parmi toutes ses chansons, qui a une valeur de symbole, c'est "Pierre".

Les gens qu'on aime #19



Quelqu’un qu’on a aimé mais qui ne nous aimait pas en retour

Tout le monde y croyait autour de nous, gamins que nous étions!
Michel, je le connaissais depuis que j'étais toute petite, sa mère était une amie de très longue date de la mienne, leur amitié avait triomphé des années de guerre, de leur mariage à toutes deux, de l'arrivée des enfants. Huguette avait un garçon et une fille.
Les deux couples se voyaient chaque semaine, tantôt dans l'appartement de mes parents, tantôt dans la maison de fonction dont bénéficiait le mari d'Huguette, Jean, ingénieur chez Creusot-Loire, un des fleurons de l'industrie métallurgique à cette époque.
Les aléas d'une mutation les obligèrent à quitter Saint-Etienne pendant plusieurs années qu'ils passèrent à Dunkerque, puis ils revinrent à Firminy où Jean était monté en grade. Les deux familles se retrouvèrent comme si quelques mois seulement s'étaient écoulés. Nous les enfants, étions désormais au lycée et nous apprenions à nous redécouvrir.

Très vite une complicité s'installa entre Michel, leur fils, qui avait un an de plus que moi et qui aimait autant que moi les joutes verbales. Nous considérions alors sa sœur, de quelques années plus jeune, comme une gamine, et nous nous débrouillions toujours pour l'abandonner à ses jeux et nous éclipser pour faire une partie d'échecs ou bavarder, dans le bureau de leur père qui nous servait de refuge.
Je m'entendais très bien avec Huguette, je craignais davantage Jean, plus intimidant; tous les deux m'aimaient beaucoup et m'invitaient très souvent chez eux.
De visite en repas partagé, de week-end chez mes parents à la campagne en rencontre avec leurs amis communs, Michel et moi passions de plus en plus de temps ensemble.

Michel avait suivi le cycle des classes préparatoires, avait été admis au concours de l'École des Mines, suivant ainsi les traces de son père, j'étais admirative et très fière qu'il m'ait conservée dans son cercle d'amis.
Deux ans de suite - que personne ne rie, s'il vous plaît!- je fus conviée au traditionnel Bal de l'École des Mines, les demoiselles en robe longue, les jeunes gens en tenue militaire!
Les parents de Michel voyaient avec complaisance cette relation qui n'en n'était pas une: je ne crois pas qu'on ait abordé, une fois, Michel et moi des sujets qui nous tenaient à cœur en dehors de nos études et de goûts littéraires ou cinématographiques.
Sa mère surtout, me traitait de plus en plus ouvertement comme la belle-fille qu'elle aurait aimé avoir, son père m'accueillait aussi comme faisant partie de la famille, mes parents évoquaient parfois à demi-mot la relation qui semblait s'établir entre nous.

Alors, je me mis à y penser, à y croire et surtout à croire que j'étais amoureuse de lui: ne me réservait-il pas une place privilégiée ? dans une soirée, dansait-il avec une autre que moi? Lui connaissais-je d'autres amitiés féminines?
Progressivement je me coulais dans le moule que ses parents semblaient façonner pour moi. Michel s'appliquait à reproduire en tous points la personnalité de son père, il avait programmé sa vie sur le modèle paternel, un poste à responsabilités dans l'industrie, une épouse à la maison, des enfants élevés dans le même esprit.

Nous avions organisé une fête pour la fin de l'année universitaire et les vingt ans de certains d'entre nous, nous nous étions retrouvés dans la maison familiale que mes parents avaient mise à notre disposition. Michel ne me quitta guère de la soirée à laquelle participait, parmi mes amies, Claude, que je connaissais depuis le lycée, fille de colonel, élevée par une mère au service exclusif de son mari. Claude, très réservée, n'avait guère quitté sa chaise, ne se mêlant pas à la joyeuse exubérance du groupe que nous formions.


Les vacances arrivèrent, puis septembre et la rentrée à la fac. La petite bande retrouva ses habitudes et ses activités, cinéma, théâtre, joyeuses rencontres .
Michel épousa Claude au début de l'année suivante, elle arrêta ses études, s'appliqua à être bonne cuisinière, bonne maîtresse de maison et plus tard (car je gardais d'excellentes relations avec ses parents jusqu'à la fin de leur vie) mère dévouée à sa progéniture.

Mon amour-propre avait été mis à mal par cette aventure mais je m'en étais très vite remise. De sentiment véritable il n'y en avait jamais eu. En fait, je crois seulement que j'aimais bien cette idée de me croire amoureuse et de croire cet amour payé de retour.
Il m'était impossible de construire ma vie avec quelqu'un comme Michel, il était aux antipodes de tout ce en quoi je croyais! Et j'étais tout sauf conforme à l'idée qu'il se faisait de la femme idéale!

Mais...j'avais vingt ans!
Je me marierai presque dix ans plus tard!

akene.jpg, nov. 2020

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